OEKOUMÈNE

KASIA OZGA

4 octobre au 19 novembre 2022

Vernissage le 30 septembre à partir de 19h

IRVIN ANNEIX, HUNE AMY*, KEVIN CHOUCHOUNOFF*, ÉRIC DUYCKAERTS, VIR ANDRES
HERA*, CAMILA HOUBERDON*, JAARYCE ET ANTOINETTE GOMIS, VALERIE MREJEN
Les artistes et les oeuvres sont en cours de sélection
* artistes présents pour le vernissage

 » Mon travail commence et se termine par le corps humain. Nos restes (ce que nous rejetons et laissons derrière nous, sous forme de déchets, de gaspillage, de souvenirs, etc.) nous recentrent et nous relient à la terre. Je m’interroge sur la provenance des éléments présents dans notre vie et sur leur devenir une fois utilisés. En représentant et en réanimant des vestiges, j’explore le potentiel des matériaux pour poser des questions et évoquer des relations plus larges avec l’environnent.

J’aborde les produits de notre culture comme des restes physiques de notre corps et j’explore la façon dont nous générons des objets comme extensions physiques de nous-mêmes. À travers des formes, des matériaux et des processus créés par l’homme, j’étends, inhibe et modifie des éléments du corps humain. Je réutilise, revalorise et recycle des matériaux ordinaires, standardisés et produits en série pour créer des objets uniques à valeur ajoutée afin d’inverser les associations que nous établissons avec différents types de déchets. Mes matières premières sont des produits manufacturés qui ont un historique d’usage et un cycle de vie particuliers. Qu’il s’agisse de biens industriels altérés dans un cube blanc ou d’interventions surréalistes dans des espaces publics, mon travail scrute les limites de la fonctionnalité et de la valeur.

Je donne une dimension humaine aux sites physiques par la mise en avant de leurs aspects historiques / narratifs et j’insère des caractéristiques humaines à des produits stériles par le découpage, la cassure, le collage, la sculpture pour faire apparaître leur “humanité”. Ces œuvres sont à la fois objets physiques et espaces conceptuels. À partir du travail physique et des limites de mon propre corps, j’interroge celui des autres, leur présence et leur absence dans les discours politiques et culturels. J’explore le potentiel anatomique du corps féminin en tant que métaphore matérielle de nos actions et demande au spectateur : la situation actuelle est-elle figée, inéluctable ? Comment le changement émerge-t-il ?  » Kasia Ozga

 

Cette exposition se fait en partenariat avec la Ferme de Chosal et le PLAD* qui a accueilli Kasia OZGA en résidence pour la création d’une oeuvre sur le sentier Art et Nature, inaugurée en 2021.

Photo : Copyright Kasia Ozga, 2013, Vue d’Exposition La Off #3, Centre Culturel Saint-Exupéry, Reims, France